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« Lâcher prise » VS « Laisser tomber »

Dernière mise à jour : 6 août 2023


Ce week-end je suis retombée sur un article que j’ai trouvé intéressant. On parle souvent du lâcher prise. Cet article présente une forme un peu différente de lâcher prise : le laisser tomber.


La vie nous pousse parfois à devoir prendre des décisions difficiles pour nous, pour notre entourage ou pour notre avenir. Elle nous confronte aussi parfois à des situations sur lesquelles on n’a aucun pouvoir alors que la situation a de réelles répercutions sur notre vie. Alors, comment se comporter dans de telles circonstances ? Lâcher prise ou laisser tomber ?





Le lâcher prise

Lâcher prise suppose d’accepter les choses comme elles sont, de renoncer à lutter, de s’adapter aux changements au lieu de résister, c’est la capacité à voir la réalité comme elle est sans se laisser leurrer par une notre imagination, nos envies, nos fantasmes.

Lâcher prise est essentiel quand on n’a pas de possibilité d’agir, quand une situation ne dépend pas de nous. Quand il n’y a aucune chance de pouvoir modifier une situation, lutter ne vous fera que perdre en énergie parfois même en confiance en nous alors que nous ne pouvons pas arrêter la pluie ou obliger quelqu’un à nous aimer.


Le laisser tomber

Le laisser tomber serait une autre forme de lâcher prise dans la mesure où il s’oppose à l’obstination. Mais le laisser tomber ne correspond pas à de la lâcheté, à une forme de couardise un peu honteuse. C’est plutôt la capacité à savoir rebrousser chemin quand cela est nécessaire même si c’est difficile. Selon l’article, le laisser tomber serait une des clés de notre épanouissement. Je vous explique pourquoi.


« La myopie des opportunités »

Quand on a un choix à faire, le plus difficile est de renoncer à l’option que l’on ne retient pas. Tout le monde connait ce terrible dilemme. Par conséquent, une fois que l’on a fini par faire un choix, on a tendance à ne plus vouloir voir autre chose que ce que l’on a décidé, on se met des œillères pour faire comme si l’autre choix n’avait jamais existé. Cette technique nous permet de nous satisfaire de ce choix et de ne pas avoir à regarder en arrière car cela pourrait nous amener à renoncer, à vouloir revenir en arrière.


« L’escalade de l’engagement »

L’escalade de l’engagement relève du fait que lorsque l’on a pris une décision, on accumule les raisons (bonnes et mauvaises) pour ne plus modifier sa trajectoire. L’article prend exemple sur le couple : le couple se forme sur des sentiments mais ce qui permet de le maintenir, ce sont les responsabilités familiales, économiques… qui pèseront sur les décisions individuelles car on a le sentiment que ce que nous sommes est intimement lié à ce que l’on a vécu. Dans cette perspective, changer le cours des choses devient plus impliquant, demande du courage.


« L’inégalité des regrets »

On s’attache à ce que l’on connait même si c’est quelque chose qui ne nous convient pas parce qu’on « aime » ce qui nous est familier ou parce que ce qui est familier est rassurant. Dans le cadre du travail, si notre travail ne nous plait pas, il n’y a presque aucune chance qu’il nous plaise mieux dans un an pourtant nombreux sont ceux qui préfèrent ne rien changer car l’amélioration possible est incertaine, on renonce donc à se jeter à l’eau. L’article stipule que « nous démontrons ainsi notre plus grande tolérance à l’égard du regret de n’avoir rien fait que de celui de risquer de nous tromper ».


« La garantie de l’ignorance »

Tout cela nous a bien montré que toute la difficulté vient de ce que l’on ignore ce que le changement peut apporter. Or, y compris dans le passé, tous nos choix ont été fait dans l’ignorance du futur : cette expérience de l’inconnu ne nous est donc pas tout à fait étrangère. L’auteur de l’article nous invite alors à nous dire que pour parvenir à renoncer, ce qui revient à accepter quelque chose de nouveau, il faut accepter que les circonstances évoluent constamment. « En changeant d’avis, nous n’invalidons pas nos engagements passés, nous acceptons qu’une situation ait pu changer, comme le reste de ce qui nous entoure. »


Ainsi, lâcher prise comme laisser tomber sont notre force car toutes deux sont des attitudes qui rendent compte de notre capacité à accepter d’aller vers l’inconnu, notre capacité à reconnaitre quand une voie n’est pas la bonne, à prendre enfin nos responsabilités face à nous même.


Alors, quel choix ou quel non-choix feriez-vous bien d’examiner et quelle situation devriez-vous accepter de lâcher, pour votre propre épanouissement ?



Source : Psychologie positive (magazine), n°42, Mars-Avril 2022



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