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Se libérer da la charge mentale: oui, c'est possible!

Dernière mise à jour : 2 janv.



La charge mentale est-elle un fléau des temps modernes ? Vous faites et pensez à 1000 choses à la fois. Vous êtes épuisé-e-s mais quand même pas mal fière de vous de gérer «tout ça » en même temps. Et oui, que deviendrait votre famille, votre maison, si vous n’étiez pas là? Mais être une superwoman a un prix : vous y laissez des plumes. Fatigue, énervement, sommeil perturbé, tension élevée et où avez-vous abandonné votre joie de vivre ?

Il est peut-être temps d’ajouter une nouvelle tâche à votre planning : prendre soin de soi et se libérer de votre charge mentale. Oui, oui, c’est possible.


Pourquoi je vous parle de charge mentale


Pourquoi la naturopathie s’intéresse-t-elle à la charge mentale ? Parce que la naturopathie offre une approche globale de la santé : traite l’individu et non les symptômes. Pour rester en bonne santé, en tant que naturopathe, je m’intéresse à votre alimentation, votre activité physique, la gestion du stress et des émotions et à tout ce que j’appelle votre « histoire de vie » (colères, frustrations, ras-le-bol, stress…) qui peut un jour grignoter votre capital santé. Aussi, quand une personne souffre de charge mentale, est-il important pour la naturopathe d’aider cette personne à retrouver un bon équilibre.


La charge mentale fait partie de notre « histoire de vie », il est donc important de proposer des solutions pour l’alléger et gagner en vitalité.



Pour répondre à ce problème, on va voir :

-Qu’est-ce que la charge mentale ?

-Est-ce exclusivement une affaire de femmes ?

- Les solutions

-Quand plus rien ne va

-Pourquoi est-il nécessaire d’arrêter ce cycle infernal ?

-L’aide de la naturopathie






LA FEMME DU XXIème siècle est multi-casquette.

Elle est surmenée parce qu’elle a le sentiment de devoir tout gérer, de devoir penser à tout, de devoir repousser sans cesse les limites du supportable et ses propres limites. Et en plus, elle y arrive grâce à sa formidable aptitude à tirer sur la corde tout en étant incapable de tirer la sonnette d’alarme. Elle déplore de mener une vie à mille à l’heure, tout en continuant d’appuyer sur l’accélérateur.


La charge mentale, c’est UNE CHARGE PSYCHIQUE liée au fait de devoir penser à toutes les tâches que l’on a à faire et qui appartiennent en général à des domaines différents : le foyer, le travail et les autres activités quotidiennes.


En effet, nous sommes sur-sollicitées

- et voulons répondre à tout,

- - nous voulons de plus le faire bien.

CONSÉQUENCES : Si l’activité physique et mentale est bonne pour la santé, l’hyperactivité est toxique pour le corps comme pour l’esprit. Il en découle de l’amertume, de l’insatisfaction et l’envie de tout plaquer.


De cette charge NAIT LE STRESS que l’on considère parfois comme le signe d’une vie bien remplie, comme la condition de la réussite, mais qui en réalité mène à un état de fatigue chronique.



La chercheuse québécoise N Brais, définit la charge mentale comme le "travail constant et incontournable de gestion, d'organisation et de planification de la bonne marche de la maison et qui a pour objectif la satisfaction des besoins de chacun".


Concrètement ce travail consiste à

-planifier à l'avance les repas de la semaine,

-à organiser les courses en conséquence,

-à prévoir les inscriptions aux activités des enfants,

-à s'assurer que les affaires du lundi soient bien lavées et repassées et

-que les enfants aient leurs vaccins à jour,

-à acheter les billets de train à l'avance etc.

Ces pensées parfois envahissantes demandent une vigilance permanente.


Ce n'est pas l'accomplissement des tâches ménagères qui constitue le plus gros de la charge mentale car, de plus en plus, les hommes assurent une part importante des tâches de la maison. Même si un rapport de l'INSEE de 2017 montre que les mères ayant un emploi à plein temps prennent tout de même en charge 64% à 70% des tâches domestiques et 71% des tâches parentales. Une femme passe en moyenne 3 heures 26 par jour à la gestion des tâches ménagères contre 2 heures pour son conjoint alors que ou quand les deux travaillent.




La charge mentale concerne principalement la femme, avec au moins un enfant, qui a souvent une activité professionnelle comme son compagnon. Mais cela concerne aussi des pères ou mères célibataires, des parents ayant les enfants en garde alternée…

Mais plus qu’une question de sexe, la surcharge mentale est avant tout la conséquence de quelques PARTICULARITÉS COGNITIVES, et non du sexe de qui que ce soit.

SUR LE PLAN PSYCHOLOGIQUE la psychiatre Aurélia Schneider, auteure de La charge mentale des femmes... et celle des hommes ! (Larousse) insiste sur le fait que les personnes qui seront plus sujettes à la surcharge mentale sont les profils anxieux, perfectionnistes et dans l'hyper contrôle. Cependant ce sont bien les femmes qui souffrent le plus souvent de charge mentale.

On a vu une évolution au cours des différentes décennies en ce qui concerne la définition de la charge mentale et surtout des personnes et situations dans laquelle on l’identifie.


Dans les ANNÉES 70 la notion de charge mentale a été introduite pour la première fois dans les années 1970 et concernait surtout les managers qui, même dans leur vie privée, restaient absorbés par leurs soucis professionnels.


C’est au milieu des ANNÉES 1980 que la sociologue Monique Haicault étend ce concept à la vie domestique. Dans son article « La Gestion ordinaire de la vie à deux », elle explique que de nombreuses femmes, préoccupées par les tâches ménagères et la gestion du foyer, se sentent sujettes à une charge cognitive importante et omniprésente, tant au foyer qu’au sein de leur entreprise.

La notion de charge mentale s’applique même lorsque les tâches ménagères sont équitablement réparties sur un plan opérationnel : la charge mentale étant de nature cognitive, celui qui endosse la responsabilité de penser aux tâches à faire, de les organiser, est celui qui supporte la charge mentale, même s’il ne les accomplit pas lui-même. Par exemple, un individu A qui demande à son conjoint B : « Que puis-je faire pour t’aider ? » ne supporte pas la charge mentale, même si A et B effectuent au final la même quantité de tâches. […]L’effecteur (« Tu me dis, je fais ») est en fait épargné d’une grande partie du stress.


La charge mentale est élargie aujourd’hui à d’autres situations, notamment celles des professionnels en situation de décision : médecins, avocats, chefs d’entreprise… qui partagent la particularité de devoir assumer la responsabilité d’analyser des situations et d’en endosser les conséquences, et dont la charge mentale est généralement sous-estimée.




Si vous souffrez de charge mentale, vous avez déjà dû lire de nombreux articles sur le sujet mais l’important, une fois qu’on a compris que c’est bien ça notre problème, est de passer à l’action. Il y a des solutions et c’est quand même dommage de s’en passer. Je sais, c’est pas facile mais ça vaut quand même le coup.



Je vous invite dans un premier temps à à faire le point sur vos activités. Faites la liste de tout ce que vous avez gérer ou à quoi vous avez pensé (à faire) depuis ce matin ? Quand est-ce qu’il y a eu interférence entre plusieurs domaines ? Si vous prenez rendez-vous chez le dentiste ou que vous réserver votre location saisonnière pendant vos heures de travail, il y a interférence. Si vous ouvrez vos mails professionnels, même si vous n’y répondez pas mais « juste pour voir » depuis la maison, en famille, il y a interférence.




Puis demandez-vous ce qui vous pousse à agir comme vous le faites. Quels domaines n’accepteriez-vous pas de lâcher, ne pourriez-vous pas ne pas faire ? Pas seulement pourquoi vous vous occupez de vos enfants ou vous allez travailler mais pourquoi le faites-vous bien, souvent, seule… ?





La réponse est souvent d’ordre social : c’est ce qu’on attend de vous. La première chose à faire est alors d’affronter vos peurs sociales ; c’est-à-dire d’assumer de ne pas être 100% disponible pour vos enfants, de n’avoir pas toujours fait le ménage ou de quitter le travail un peu plus tôt un soir par semaine.


Elle est peut-être aussi d’ordre psychologique. Vous avez besoin de contrôle, que ce soit fait à votre façon, comme vous le souhaitez vous.


Cela répond peut-être à un schéma familial. Vous pouvez d’ailleurs aussi vous demander pourquoi vous vous sentez à ce point obligée de tout régenter : Est-ce pour satisfaire votre égo ? Reproduisez-vous un schéma familial ? Ou au contraire prenez-vous le contre-pied de vos parents ? Et admettez qu’il y a d’autres façons de fonctionner puisque tout le monde n’est pas comme vous.






La hiérarchisation de vos tâches va vous permettre de réorganiser votre planning de manière différente. Vous allez faire/planifier/déléguer/éliminer. Pour les deux premiers ; pas de soucis, vous y arriverez mais il faudra aussi apprendre à déléguer et éliminer : ce n’est pas dans vos habitudes et on le sait, les habitudes ont la vie dure.





Je vous invite donc à vous recentrez sur l’essentiel. De tout ce que vous avez à faire, tout n’est pas urgent et essentiel. Je vous invite alors à hiérarchiser les différentes tâches en fonction de leur degré d’urgence et de leur degré d’importance puis donner la priorité à celles qui ont de l’importance (et qui souvent ne sont pas urgente) et laissez-en tomber certaines.

Accordez à chaque tâche le juste degré d’énergie, pas plus. Économiser votre énergie vous permettra « d’en avoir encore sous la pédale » si un vrai pépin survient, ou pour rebondir après une déconvenue.


Il est évident que le fait de supprimer certaines de vos tâches/corvées n’empêchera pas le monde de tourner.




Pour rendre la tâche plus facile (voire juste réalisable), commencez par cloisonner un seul aspect de votre vie. Par exemple si vous décidez de cloisonner votre vie de couple, pendant les moments consacrés à votre conjoint vous ne penserez à rien d’autre. Il est d’ailleurs bon de « bloquer » un temps pour sa vie de couple chaque semaine. Vous pouvez par exemple décider (et imposer à vos enfants à moins d’un problème vraiment urgent) de coucher vos enfants à 21h et de consacrer votre soirée à votre couple ou de vous accorder une soirée en tête à tête tous les vendredis soir… Programmez ce temps pour en faire un rituel, pour le consacrer ensemble à quelque chose que vous aimez faire ensemble, sinon les heures, les jours, les mois passent et vous risquez de vivre à côté sans plus partager de bons moments qui construisent la relation même après 10 ans de mariage.


En vous concentrant sur ce que vous faites, une chose à la fois, vous serez plus efficace : vous gagnerez du temps et cela vous apportera plus de satisfaction. Alors au lieu de faire un peu de ménage en aidant votre enfant avec ses devoirs, demandez-vous ce qui est important tout de suite, faites-le comme il faut et passer à autre chose. Une chose bien faite n’est pas à refaire.





Déléguer donne l’impression de perdre du pouvoir. En réalité il n’en est rien mais pour le vérifier par soi-même, il faut être prêt à essayer.

Vous avez le sentiment que si vous ne « le » faites pas, personne ne le fera. Et c’est un peu vrai au début mais ça ne tiendra pas longtemps, un jour chacun prendra sa part de tâche c’est-à-dire sa part de responsabilité : votre fille pensera à mettre son linge au sale, votre voisine trouvera une nounou…

Alors non vous n’êtes pas absolument indispensable et vous débarrasser de quelques tâches ne vous rend pas inutile pour autant.



Arrêtez de vouloir tout faire à « leur » place.

Prenez conscience que les autres vous traitent comme vous leur avez appris à vous traiter : si vous devancez tous les désirs des autres comment peuvent-ils imaginer que vous ne souhaitez pas le faire ?

Vous vous plaignez que personne n’ait vidé la machine à laver tout en la vidant, que votre ado ne prépare pas son sandwich seul mais vous le lui faite, pire vous n’autorisez pas toujours les autres à faire à votre place (parce qu’ils ne le font pas aussi bien que vous. A la maison Monsieur peut sortir les poubelles ou changer une ampoule car cela ne demande aucune compétence mais pas remplir le lave-vaisselle).



Alors désormais si votre ado ne sait pas où est son maillot de foot, s’il a besoin que vous fassiez une machine en urgence car il n’a pas mis son linge au sale à temps, ne bougez pas. Il a bien deux mains lui aussi! Et si votre mari vous propose d’aller faire les courses ou de préparer le repas, laissez le faire et laissez-le faire vraiment quitte à ce que les pâtes soient un peu trop cuite ou qu’il n’ait pas acheté la bonne marque de lessive : laissez-le faire seul. C’est un adulte comme vous, s’il vous dit qu’il fait quelque chose, n’y pensez plus.


En vous plaignant vous vous positionnez comme victime, mais en continuant à accepter tous ces rôles vous ne prenez pas vos responsabilités.


Accepter que ce soit moins bien fait. LE SOUCI DE LA PERFECTION.

La personne qui souffre de charge mentale a le souci du détail, elle est obsédée par la perfection mais cela la fait passer à côté de l’essentiel. Vouloir absolument faire la vaisselle après le repas la prive d’un moment avec ses amis : la vaisselle pouvait bien attendre un peu non ?

De plus comme la perfection est rarement atteignable, elle est déçue, prend la moindre remarque pour un jugement de valeur, devient irritable. C’est bien connu le mieux est l’ennemi du bien. Connaissez-vous des perfectionnistes heureux ? Dès à présent adoptez un nouveau mantra : « A l’impossible nul n’est tenu » (pensez aussi au 4ème accord toltèque qui dit « faites de votre mieux, ni plus ni moins »)

Alors peut-on vraiment passer sa vie sous le poids d’un tel souci de perfection ? Peut-on passer sa vie à vouloir tout contrôler sans jamais lâcher-prise ? Est-il envisageable de ne jamais s’appuyer sur les autres.



Déléguez dès aujourd’hui et faites confiance. C’est-à-dire ne passez pas derrière et ôtez-vous de l’esprit qu’il y a une seule (et bonne) manière de faire : la vôtre.



Déléguer c’est parfois oser demander et il n’y a rien de mal à cela. Si vous ne demandez pas, les autres ne peuvent pas deviner de quoi vous avez besoin. C’est miser sur le long terme : peut-être au début aurez vous besoin d’expliquer comment faire et vous « perdrez du temps » mais sachez qu’à long terme c’est une solution gagnante. Pensez enfin à remercie la personne qui vous a aidé et remerciez-la même si le travail est imparfait. Il n’y a rien de plus désagréable que d’entendre râler quelqu’un qu’on a aidé car c’est « mal fait » selon ses critères. Cela n’invite pas à aider à nouveau.


Aussi bannissez certaines phrases : « laisse, je vais le faire ». « t’embête pas j’irai », « je peux t’aider » (celle-là avouez quand même que c’est trop fort : vous n’aviez pas déjà assez à faire ?)


Et osez dire « non ». Vous avez peur de ce que peut penser l’autre ou d’être rejetée ou moins appréciée si vous dites « non » mais sachez que dire « oui » ne vous apportera rien ; n’attendez rien en retour !

Avouez que vous trouvez quand même ça un peu fort qu’on ne vous remercie pas pour ce que vous faites : vos enfants, votre partenaire ne semblent pas toujours se rendre compte de tout ce que vous faites et au travail, c’est pire. Ce qui reste à faire est noté, jamais ce qui a été fait. Quant ‘à espérer une augmentation ! Vous avez tendance à agir, inconsciemment, pour être remercié-e, c’est une façon de vous valoriser voire d’être admiré-e.

Alors n’attendez rien en retour car au final, ce qui est le plus dur ce n’est pas le travail accompli mais d’attendre en retour quelque chose qui n’arrivera jamais. Votre patron ne verra pas que vous avez aidé votre collègue et remis un tonner dans l’imprimante, ce qu’il regardera c’est la réalisation finale de vos tâches et vous épuiser en tâches parallèles diminue votre performance.


Et pour éviter de vous sentir mal commencez par ne pas vous comparez aux autres : la vie n’est pas un champ de bataille et vous n’avez rien à prouver.




Faire des pauses. De cette première étape (= lâcher quelque chose), un peu de temps s’est libéré. Vous allez alors le re-remplir mais de façon bénéfique pour vous : prenez soin de vous. Nous savons à quel point notre bien-être dépend de notre capacité à nous traiter avec douceur et bienveillance, alors agissons en ce sens. Et avouez que sans cela vous aurez vite fait de remplacer ce temps libre par un peu plus de ménage… Pensez aussi à profiter des petits bonheurs de la vie, les petits plaisirs simples. Plus vous prendrez l’habitude de les noter plus vous en prendrez conscience naturellement.


Comment décidez-vous de prendre soin de vous à partir d’aujourd’hui ?

Méditer, faire du sport ou se balader en forêt, profiter d’un massage ou d’un soin du corps, vous accorder 15 minutes pour boire un thé au soleil ou près du feu sans rien faire d’autre (vraiment rien d’autre que savourer le thé et profiter du cadre qui vous entoure).


Vivez au présent et évacuez le conditionnel de vos propos : Au lieu de vous préoccuper de ce qui pourrez arriver si …, vivez au présent et compartimentez vos différentes activités. Dans chaque domaine de votre vie, mettez toute votre attention sur ce qui concerne ce domaine. Bien sûr il est parfois nécessaire de penser au futur mais à chaque fois que vous le faites demandez-vous si c’est bien le moment ou si, là, vous gagneriez à profiter du présent.

Quand vous aurez fait le point sur vos activités vous vous apercevrez (si ce n’était pas déjà le cas) à quel point votre vie est tournée vers les autres et par conséquent à quel point vous vous négligez. Combien de fois avez-vous préféré récurer le frigo plutôt que de prendre un bain ou vous faire un masque ?

Pourquoi faites-vous cela ? On l’a déjà vu, pour coller à l’image sociale de la bonne ménagère, mère, épouse… Mais aussi pour faire plaisir aux autres ? Pour être aimée ? Pour répondre aux besoins de chacun?

Il est temps de penser à vous. Pour cela ménagez-vous des temps pour vous, baissez vos niveaux d’exigence et arrêtez de vous laisser mener par le bout du nez.


Prendre du temps pour soi. Cela suppose peut-être de faire une croix sur autre chose. Qu’à cela ne tienne ! Ni votre mari, ni vos enfants, ni votre patron ou vos amis n’ont besoin de vous 24/24h.

Vous avez le temps de vous occuper de vous. Ce temps correspond à la place que vous décidez de vous octroyer. Le temps pour vous n’est pas un luxe mais une nécessité et en vertu de quoi auriez-vous moins de temps pour vous que pour les autres ? Donnez-vous la permission de vous poser même si tout le monde n’a pas encore été satisfait.





Si vous mettez en place méthodiquement et résolument toutes les solutions proposées, vous ne devriez plus arriver au moment où « ça déborde ». Et pourtant, ça peut arriver : la vie n’est pas un long fleuve tranquille et les chemins sont semés d’embûches. Alors, que faire quand plus rien ne va ?



Pensez à relativiser. Remettez les choses en perspective en ne vous en tenant qu’aux faits (exit les interprétations hâtives et subjectives). Ne donnez pas aux choses plus d’importance qu’elles n’en méritent. Rappelez-vous de l’étape « hiérarchiser » et demandez-vous si ce petit couac qui vous met dans tous vos états en vaut vraiment la peine.



Changez d’état d’esprit. Il y a des manières d’agir mais aussi des manières d’être. Quand plus rien ne va, c’est là qu’il faut réapprendre à sourire surtout si on n’en a pas envie.

Au lieu de vous dévaloriser, faites la liste de vos qualités, de vos points forts et reprenez confiance en vous.

Remplacez le devoir par l’envie. Le devoir c’est à l’origine, ce que l’on fait pour respecter la loi mais quelle loi, ici, vous pousse à tant de sacrifice de vous-même ? Bannissez les phrases qui commencent par « il faut », « je dois »… et demandez-vous ce que vous voulez.

Brisez les liens de la culpabilité et donnez-vous le temps de vous faire plaisir avant de faire ce qui vous rebute. Pour le psychothérapeute américain N. Branden, spécialiste de la psychologie de l’estime de soi «Le plaisir, pour l’être humain, n’est pas un luxe, mais un besoin psychologique majeur ».


N’ayez pas peur de sortir de votre zone de confort, cassez la routine, cela vous aidera à renforcer votre estime personnelle




Il faut mettre un terme à ce mode de fonctionnement car, insidieusement, l’irritabilité chronique s’installe, votre légèreté et votre plaisir de vivre ne s’expriment plus.

Si vous ne prenez pas le temps de prendre soin de vous, cela peut finir par avoir des répercussions sur votre couple.

Et au travail, vous perdez vos objectifs. Vous gérer un tas de choses tout en perdant de vue pourquoi vous les faites. Ainsi, votre travail perd de son sens. L’épuisement de tout gérer se traduit par des difficultés de concentration qui s’ajoutent à un comportement de plus en plus instable, voire agressif.

En effet, quand tout s’enchaîne machinalement et sans envie, il est difficile de garder sa motivation, de se souvenir de ses objectifs de vie ; la frustration, la perte de sens, l’aigreur prennent le dessus.

A force de frustration, vous aurez tendance à tout exagérer. Comme vous êtes à bout vous ne pouvez plus prendre de recul et la moindre petite remarque prend des proportions déraisonnées. Vous vous gâchez la vie et vous risquez de baisser les bras alors avant ça, définissez de nouveaux objectifs atteignables qui donneront du sens à ce que vous faîtes chaque jour.


Vous l’aurez compris c’est la dépression qui vous guette, il est temps de redonner du sens à ce que vous faites : désenchantement, tristesse, mélancolie, humeur morose comme une nappe de brouillard qui ne se lève pas associé à de la colère, de l’agressivité.


Dans ces conditions beaucoup pensent à tout plaquer, partir loin vers un nouvel environnement, un autre logement, un lieu plus festif. D’autres souhaitent revenir aux sources, à des choses simples, plus authentiques et sereines. Mais cette fuite en avant sera un échec si vous ne modifiez pas votre façon de penser, vos comportements. La solution n’est pas ailleurs. Et si vous voulez quand même « repartir à zéro" prenez le temps de le planifier à tête reposée.

Si vraiment l’envie de tout plaquer vous prend, alors oui ; plaquez tout, allez prendre un bain !




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